Malgré une célèbre vidéo sur YouTube qui avait réussi à faire passer les fans de Finntroll – et de metal en général – pour de parfaits dégénérés, ce groupe finlandais au parcours chaotique n’en reste pas moins un réel ovni dans sa catégorie. S’il repose toujours sur une solide base black-metal avec riffs en coups de serpe, blast-beats en cascades et vocalises rocailleuses, Finntroll n’a jamais démérité l’appelation de "Happy metal" qui lui fut accordé par certains. Rappelons qu’un groupe de Black metal, à la base, c’est sensé être moche, ténébreux, diabolique, sinistre, malsain et plein d’autres concepts plein de lumière et de rosée matinale. Jäktens Tid, lui, ne donne envie que d’une chose : asphalter des litres de vodka au goulot, danser à poil autour d’un feu de forêt et une fois bien déclassé, partir sodomiser un caribou au plus profond de la toundra, avant de prétendre ne se rappeler de rien le lendemain. Et l’unique petit élément qui parvient à donner ce joyeux côté campagnard à Finntroll réside dans l’injonction forcenée d’éléments de huumpa, version finlandaise de la polka, et les chants de gorge bien imbibés qui vont avec. Bref, si vous avez envie d’écouter un coup de black sans obligatoirement songer au cadavre de votre grand-mère à demi putréfié dans son sépulcre profané, Jäktens Tid constitue un palliatif tout ce qu’il y a de plus festif et enjoué.
mardi 9 janvier 2007
FINNTROLL - Jäktens Tid (2001)
Malgré une célèbre vidéo sur YouTube qui avait réussi à faire passer les fans de Finntroll – et de metal en général – pour de parfaits dégénérés, ce groupe finlandais au parcours chaotique n’en reste pas moins un réel ovni dans sa catégorie. S’il repose toujours sur une solide base black-metal avec riffs en coups de serpe, blast-beats en cascades et vocalises rocailleuses, Finntroll n’a jamais démérité l’appelation de "Happy metal" qui lui fut accordé par certains. Rappelons qu’un groupe de Black metal, à la base, c’est sensé être moche, ténébreux, diabolique, sinistre, malsain et plein d’autres concepts plein de lumière et de rosée matinale. Jäktens Tid, lui, ne donne envie que d’une chose : asphalter des litres de vodka au goulot, danser à poil autour d’un feu de forêt et une fois bien déclassé, partir sodomiser un caribou au plus profond de la toundra, avant de prétendre ne se rappeler de rien le lendemain. Et l’unique petit élément qui parvient à donner ce joyeux côté campagnard à Finntroll réside dans l’injonction forcenée d’éléments de huumpa, version finlandaise de la polka, et les chants de gorge bien imbibés qui vont avec. Bref, si vous avez envie d’écouter un coup de black sans obligatoirement songer au cadavre de votre grand-mère à demi putréfié dans son sépulcre profané, Jäktens Tid constitue un palliatif tout ce qu’il y a de plus festif et enjoué.
MARDUK - Baptism by fire (1999)

Attention : on quitte ici le domaine de la musique proprement dite pour entrer dans celui du concept jusqu’au-boutiste. On connaît le penchant, innocent ou coupable, du leader Morgan Häkansson pour la seconde guerre mondiale et l’imagerie germanique. En composant ce Panzer Divizion Marduk qui fit trembler les sismographes du monde entier, le groupe suédois souhaitait retranscrire en musique la brutalité de l’avancée des divisions blindées allemandes à travers l’Europe. Et de ce point de vue au moins, on peut dire que Marduk est allé au bout de son concept. Pour le néophyte, Panzer Divizion sera tout simplement inaudible, n’évoquant au mieux qu’un grondement continu de bétonneuse tournant à plein régime. Et même ceux qui ont une certaine expérience des sonorités plus rudes risquent de chercher les différences entre les différentes plages de l’album, différence de l’ordre d’un micro-point sur l’échelle de Richter. Pour vous donner un simple exemple, la sirène hurlante du Ju-88 Stuka qui ouvre le bal reste ce que "Baptism by fire" a de plus harmonieux à offrir.
BLIND GUARDIAN - And then there was silence (2002)

On reste encore un peu dans le domaine de la mythologie grecque avec ce morceau-fleuve tiré de A night at the opera, album qui étincelle au firmament de la discographie du Gardien Aveugle. Quinze minutes d’orfèvrefrie flamboyante et d’une complexité que n’aurait pas renié les grands compositeurs des siècles passé, décrivent les visions mystiques reçues par Cassandre en prélude à l’Illiade. Cet opera-metal symbolise aussi jusqu’à l’absurde l’ambition démesurée qui est celle du groupe allemand. En effet, les multiples ramifications de cette pièce monumentale atteignent un tel degré de perfectionnisme qu’enne en devient difficile à appréhender sans s’y vouer corps et âme, avec un degré d’attention absolu. La plus grande force de Blind Guardian, plus palpable que jamais sur cette pièce d’exception, reste son incroyable à talent à doter ses compositions d’un souffle, d’une grandeur et d’un esprit chevaleresque que Rhapsody ou d’autres ne parviendront jamais à atteindre. Et tout cela sans orchestre symphonique en coulisses, sans références trop visibles aux poncifs de l’Heroic-Fantasy, et avec les quatres membres du groupe comme uniques choristes. Il est cependant vrai qu’il est ardu - pour ne pas dire impossible – d’avoir une vision d’ensemble de ce chef d’oeuvre. On se perd dans ses multiples méandres, ses escapades infinies loin de la mélodie conductrice, et on finit en désespoir de cause par stopper toute intellectualisation pour se laisser simplement bercer par les visions pythiques décochées par ce groupe de troubadours mordernes. Sans doute est-ce la raison pour laquelle A Night at the opera a suscité autant d’émerveillement que de décrochages purs et simples ! En attendant, il reste le témoignage vivace d’un groupe parvenu au bout de ses ambitions et qui ne pouvait dès lors que les revoir à la baisse. ..
lundi 1 janvier 2007
UGLY KID JOE - Heavy metal ! (1991)
SYMPHONY X - The Odyssey (2002)
Le plus heavy des groupes prog’ (ou le plus prog’ des groupes heavy ?) signait en 2002 un album à la richesse toute relative. Malgré quelques idées efficaces, sur la forme comme sur le fond, les sept premiers morceaux de ce sixième opus de Symphony X ne semblent consister qu’en une répétition générale avant l’incroyable Grand Finale qui lui donne toute sa raison d’êxister : les 25 minutes de " The Odyssey ". De la chute de Troie jusqu’au sanglant retour sur l’île d’Ithaque, en passant par le récif des sirènes ou les tempêtes envoyées par Poséidon, on vivra, au sens propre, le long périple d’Ulysse sur le chemin de sa mère-patrie. Chacune des sous-sections de cette symphonie metal est sculptée comme il se doit pour évoquer la nostalgie, la vengenace, la furie des éléments ou l’espoir en des lendemains qui chantent. Si certaines orchestrations classiques tombent à plat par leur esprit un peu " Disneyen ", la majesté de l’ensemble file le frisson plus souvent qu’il ne prête à sourire. Un très grand morceau, tout autant visuel qu’auditif, mais à réserver à ceux qui manifestent plus de goût pour la mégalomanie symphonique que pour l’aspect purement offensif du metal.
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