Le plus heavy des groupes prog’ (ou le plus prog’ des groupes heavy ?) signait en 2002 un album à la richesse toute relative. Malgré quelques idées efficaces, sur la forme comme sur le fond, les sept premiers morceaux de ce sixième opus de Symphony X ne semblent consister qu’en une répétition générale avant l’incroyable Grand Finale qui lui donne toute sa raison d’êxister : les 25 minutes de " The Odyssey ". De la chute de Troie jusqu’au sanglant retour sur l’île d’Ithaque, en passant par le récif des sirènes ou les tempêtes envoyées par Poséidon, on vivra, au sens propre, le long périple d’Ulysse sur le chemin de sa mère-patrie. Chacune des sous-sections de cette symphonie metal est sculptée comme il se doit pour évoquer la nostalgie, la vengenace, la furie des éléments ou l’espoir en des lendemains qui chantent. Si certaines orchestrations classiques tombent à plat par leur esprit un peu " Disneyen ", la majesté de l’ensemble file le frisson plus souvent qu’il ne prête à sourire. Un très grand morceau, tout autant visuel qu’auditif, mais à réserver à ceux qui manifestent plus de goût pour la mégalomanie symphonique que pour l’aspect purement offensif du metal.
lundi 1 janvier 2007
SYMPHONY X - The Odyssey (2002)
Le plus heavy des groupes prog’ (ou le plus prog’ des groupes heavy ?) signait en 2002 un album à la richesse toute relative. Malgré quelques idées efficaces, sur la forme comme sur le fond, les sept premiers morceaux de ce sixième opus de Symphony X ne semblent consister qu’en une répétition générale avant l’incroyable Grand Finale qui lui donne toute sa raison d’êxister : les 25 minutes de " The Odyssey ". De la chute de Troie jusqu’au sanglant retour sur l’île d’Ithaque, en passant par le récif des sirènes ou les tempêtes envoyées par Poséidon, on vivra, au sens propre, le long périple d’Ulysse sur le chemin de sa mère-patrie. Chacune des sous-sections de cette symphonie metal est sculptée comme il se doit pour évoquer la nostalgie, la vengenace, la furie des éléments ou l’espoir en des lendemains qui chantent. Si certaines orchestrations classiques tombent à plat par leur esprit un peu " Disneyen ", la majesté de l’ensemble file le frisson plus souvent qu’il ne prête à sourire. Un très grand morceau, tout autant visuel qu’auditif, mais à réserver à ceux qui manifestent plus de goût pour la mégalomanie symphonique que pour l’aspect purement offensif du metal.
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